Approches de la Vie Intérieure
Lanza del Vasto
1962
De l’indifférence, de la distraction et du rappel
Cette définition exacte du moi que je vous ai promise (celle qu’on ne trouve pas dans le dictionnaire), vous sera sans doute bienvenue en cette extrémité:
Première Proposition: Je suis l’unité vivante des éléments qui me composent.
Deuxième Proposition: Je ne suis aucun des éléments qui me composent.
Troisième Proposition: Je passe mon temps à me prendre pour l’un ou l’autre de ces éléments.
“Unité vivante des éléments qui me composent.” N’y aurait-il pas une manière plus simple et populaire de dire cela? Si fait, et d’un seul mot, un très beau mot clair et latin: l’âme.
Dirai-je donc: “Je suis mon âme?”
Un hindou répondrait: “Oui, je le suis, mais je ne sais pas que je le suis.”
Mais si tu ne le sais pas, comment peux-tu dire “Je le suis”?
Je peux bien le dire, mais je ne le sais pas de moi-même. Je le saurai le jour où mon âme aura pris conscience et possession de moi. C’est dans la troisième proposition que je me retrouve. Je dois confesser que je ne suis pas mon âme, j’ai une âme, c’est tout. Je ne suis pas uni avec mon être et c’est pourquoi je flotte et erre.
Grande est la distance entre l’avoir et l’être. Appareillons pour la traversée. La formule nous indique le point d’arrivée précis, la direction, les écueils, et nous gardons bonne espérance.
Il nous reste à nous instruire des vents et des courants contraires.
Mais nous n’avons pas encore épuisé la stupeur de nous trouver si loin du port, si le port c’est d’être ce que nous sommes et de nous connaître nous-mêmes.
La chose est tellement absurde que si nous n’étions forcés de la constater en nous et chez les autres comme nous venons de la faire, nous la croirions impossible.
Comment se fait-il que l’ordre des choses se trouve ainsi renversé? Par quel accident?
Accident est le mot! et si l’effet s’en fait sentir dans les affaires humaines de tous les temps, c’est qu’il eut lieu à l’origine. C’est le Péché (nous y reviendrons).
Mais, sans remonter si haut, constatons, et la constatation même nous fournira une partie de l’explication.
Constatons que nous passons la vie à nous tourner le dos. Nous n’avons de regards, de pensées et de sentiments que pour d’autres choses et d’autres gens. Comment connaîtres-je, comment aimerais-je quelqu’un à qui je tourne toujours le dos?
Allons donc! Vous ne me direz tout de même pas que les gens pèchent par désintéressement et par excessif amour d’autrui!
Je n’ai pas dit cela: ce dont je parle, c’est de leur indifférence et de leur distraction. Ils sont bien incapables d’aimer le prochain comme eux-mêmes, puisqu’ils ne s’aiment pas eux-mêmes.
Et les égoïstes! Allez-vous me dire qu’ils n’existent pas ou qu’ils sont rares?
Non, mais je dis qu’ils ne s’aiment pas du tout et je suis prêt à vous en fournir la preuve si vous m’en prêtez un. Je le conduirai, votre égoïste dont vous dites qu’il s’aime tant, à une chambre sombre et je l’enfermerai. Or, qu’y a-t-il de plus délicieux que d’être enfermé dans une chambre sombre avec l’objet de son amour? Mais quoi! Il n’est pas content? Qu’a-t-il donc à crier? A crier au secours comme s’il était tombé dans un précipice? A frapper des deux poings la porte comme s’il devait fuir pour échapper à quelque bête? A hurler d’épouvante comme devant un spectre, de douleur comme si on le torturait?
Vous en faut-il davantage pour noter qu’il ne peut pas “se sentir”, comme on dit, ni se supporter un seul instant? De fait, vous le verrez toujours occupé des autres, l’égoïste, accroché à eux de toutes ses forces et de tout son poids: il a besoin d’eux pour s’occuper, pour s’amuser avec eux, pour s’amuser d’eux, pour s’ennuyer avec eux, pour en user à toutes fins utiles, mais surtout pour échapper au face à face avec le plus morne et maussade des indifférents: lui-même.
Mais, d’un solitaire, vous ne direz jamais que c’est un égoïste, à moins que vous ne soyez, vous, un idiot.
Avez-vous jamais vu un homme qui s’aime lui-même? Il y en a peu. Vous avez entendu prêcher l’amour du prochain. Est-ce qu’on vous prêche jamais l’amour de vous? Est-ce qu’on vous enseigne cette vérité que c’est le premier des devoirs? Il est dit: “Tu aimeras ton prochain comme toi-même.” Mais si tu ne t’aimes pas toi-même, comment aimeras-tu le prochain?
“Comme toi-même”, est-il dit. Insistons sur le comme. Comme veut dire “de la même manière” et comme veut dire: “Dans la même mesure”. Cela veut dire: ni plus, ni moins, ni moins, ni plus. Et il y a deux vices de l’amour, c’est le moins et le plus.
Et malheur à celui qui aime un autre plus que lui-même… Ne croyez pas que ce soit rare. Tous les passionnés et tous les vicieux font cela. Ils aiment plus qu’eux-mêmes. Et ils aiment même leur propre destruction. Ils aiment leur perte. Ils aiment l’objet de leur perte. L’objet, dans toute sa limitation, ou la personne dans toute sa limitation d’objet, est aimée, adorée, comme un absolu.
C’est le départ des plus noires passions. “Tout homme détruit et tue celle qu’il aime”, disait quelqu’un qui s’y entendait en cette espèce d’amour. Et tout homme se tue lui-même dans cette espèce d’amour.
Je vous ferai remarquer à cette occasion qu’il n’arrive jamais qu’un homme se prenne de passion pour le pain ou pour le lait. Pourquoi? Parce que le pain, c’est bon. Parce que le lait, c’est bon. Quand on a mangé du pain à satiété, c’est fini, on s’arrête. Quand on a bu un bol de lait crémeux, on n’en veut plus, et on n’en peut plus… Mais s’il est quelque chose pour quoi on se passionne, il faut que ce soit un alcool, un poison, une fumée, ou une femme qui serve de poison, de fumée et d’alcool. Et on ne cesse de l’embrasser que pour se battre avec elle. Et un jour on l’étrangle, et puis on se prend par manque d’amour de soi.
Où est-il, celui qui s’aime, qui aime son intégrité, son accomplissement, son salut? Ce qu’aiment les gens, c’est leur plaisir, ils aiment leurs aises, ils aiment leur succès, ils aiment tout en eux, sauf eux-mêmes.
Eux-mêmes, arrêtons-noous sur le mot. Les hindous disent Atmâ, qui se traduit assez bien par l’anglais Self, et assez mal par le français Soi. Soi-même vaudrait mieux, qui rendrait le sens de himself. Mais ôtons him (lui) et ne gardons que self (même). Ainsi l’Atmâ serait le Même. Ce qui nous rappelle un grand thème platonicien. Le Même et l’Autre sont pour Platon les deux faces du monde, le revers et l’avers l’une de l’autre, tout comme ce que nous avons nommé le Dedans et le Dehors. Le Même est le même partout. C’est l’autra qui sépare et qui est séparé. Moi-même, toi-même, lui-même, même est le même pour les trois.
L’étymologie du mot Même mérite une méditation: Mèmet ípsimum.
Mè: Moi. Met: particule intraduisible, invariable, inséparable et mystérieuse. Ipse qui, à lui seul, veut dire lui-même. ípsimus: plus-que-même, superlatif fantasque de basse époque forgé sur le modèle de Optimus: redoublement qui exprime le retour de soi sur soi. Le mélange et l’écrasement des cinq syllabes de Mèmet ípsimum en une, donne Mesme.
Le Met contient le M de moi et le T de toi comme pour dire que l’un n’a de sens que dans l’autre.
A la seconde personne on dit: Tutemet, ce qui voudrait dire toi avec toi-même, et dans ce cas met fait songer au mit des Allemands (avec). Enfin le MT de MeT est peut-être une inversion du sanscrit aTMa (Atma).
Quand un homme parle bien, écoutez ce qu’il dit, mais surtout laissez en vous parler les mots qui “veulent” dire plus que celui qui parle. Ecoutez les échos de leurs sens. En leur vague bruit demeure quelque chose de la révélation primitive déposée en eux avant Babel. Il n’est pas toujours nécessaire pour cela d’apprendre la philologie, il suffit d’apprendre à se taire. Comme le jeûne nous fait entrevoir le terrible mystère de la nourriture et la veille le consolant mystère du sommeil, ainsi le silence introduit les attentifs aux profondeurs du verbe et par lui au secret des choses.
“Ce n’est pas pour l’amour de l’ami qu’on aime son ami, ni pour l’amour de l’époux qu’on aime l’époux, ni pour l’amour du fils qu’on aime son fils, mais c’est pour l’amour d’Atmâ”, et le traducteur étourdi de l’Oupanishad traduit “mais pour l’amour de soi”, et il ne reste plus qu’à spéculer et discuter étourdiment sur la sagesse orientale et le peu de cas qu’elle fait de l’amour, alors qu’il s’agit de cette pure charité que l’Evangile enseigne avec plus de force encore: “Si quelqu’un vient à moi et ne hait pas son père et sa mère et son épouse et ses fils et ses frères et ses sœurs et jusqu’à sa propre vie” (Luc, 14, 26) et “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”, car ce n’est pas pour l’attrait de l’Autre que l’on aime le prochain, ni par attachement à soi-même, mais bien pour l’amour de Dieu.
Or il y a de l’Autre en moi et du Même chez les autres. Aimer, c’est se reconnaître en autrui par la grâce du Même.
En toi et en tes proches tu haïras l’Autre. En les autres et en toi tu aimeras la Même.
La cause de tout le mal, c’est que le Même et l’Autre se mélangent partout, sauf en Dieu “qui est l’Un, unique et le Même”. Les distinguer, c’est la clarté dans la connaissance et dans l’amour la pureté.
Le Même est donc par soi-même amour et lui manquer, c’est manquer à l’amour.
Mais comment aimeriez-vous celui que vous ne connaissez pas. C’est même sans vous en apercevoir que vous lui marquez votre désamour et votre mépris en lui tournant le dos.
Remémorez une de vos journées. Le réveil sonne, il est 6 h 3. Vous ouvrez l’œil et vous pensez: “Ah! aujourd’hui mercredi: il ne faut pas que j’oublie le rendez-vous que j’ai au Café du Progrès à 4 heures du soir avec celui-là…” Vous n’avez pas encore ouvert le second œil et vous vous trouvez déjà projeté à l’autre bout de la ville et dix heures en avant, avec celui-là! Mais revenons à nous: vite au bain. Le petit déjeuner: le journal pour savoir ce qui se passe en Cochinchine ou au Nicaragua. 7 h 20, j’allais oublier l’heure! Un regard à l’entour avant de quitter la chambre. Je n’ai rien oublié? Le portefeuille? La cravate? Les clefs? Non, rien. Si. Quoi? - Toi-même. Mais l’important, c’est de ne pas perdre l’autobus. Je l’attrape de justesse. J’arrive au bureau, je dépêche le courrier, je réponds au téléphone. Je reçois deux visites. Je signe un contrat. Midi, je rentre. Je déjeune. Je repars, le courrier, le téléphone, le contrat, la visite. Enfin le soir vient. Je tombe de fatique: allons au cinéma voir galopades dans les Montagnes Rocheuses, courons endosser plusieurs vies à la place de la nôtre. Je rentre tard, je me couche. J’éteins. Cette fois, je suis seul avec moi-même ou du moins j’ai failli l’être pour un instant, mais à l’instant je me suis endormi…
Voilà l’enchaînement: la chaîne des devoirs, des travaux, des tracas, des habitudes, des nécessités, des vanités qui nous attachent dehors, à l’Autre. Mais comment en sortir? Oui, comment sortir de l’extérieur?
Tu me le demandes? C’est pourtant simple: en te retournant.
Cet acte simple et décisif s’appelle en esprit conversion.
La Conversion, c’est se libérer et se détacher du monde et diriger l’intelligence, le cœur, les goûts, les forces vers le Dedans.
Vers le “Divin Dedans des choses”, comme disent les Egyptiens, mais pour ce d’abord vers le dedans de soi.
Nous parlions tout à l’heure de vents contraires. Le plus fort à nous faire dériver, c’est bien la Distraction.
Il y a trois degrés de distraction:
- — D’abord, la distraction totale: la distraction de l’ahuri; il a les yeux vagues, la bouche ronde, il n’est jamais là où il est. Il ne pense jamais à rien. Il se cogne à tout. Il tombe là… C’est l’état de distraction désastreux… D’un homme en colère, on dit qu’il est “hors de soi”. Le distrait passe sa vie à être hors de soi, sans aucune colère. Cet état de distraction, de désordre, d’incohérence, de sottise perpétuelle, ce n’est pas un état agréable, c’est la poussière de l’âme, c’est la corruption de l’intelligence - mais corruption, c’est trop humide, c’est trop odorant - disons poussière.
- — Puis il y a la distraction agréable de celui qui s’amuse à se distraire, qui s’y complaît. C’est très recherché la distraction, les distractions… les divertissements… car c’est le même mot dis: au dehors et au hasard, et vèrtere: se tourner. On se distrait chaque fois qu’on peut, mais on ne peut pas toujours: on ne peut pas vivre dans le distractions malheureusement: on ne peut pas s’amuser tout le temps; il faut tâcher d’être sérieux.
- — Il y a donc les distractions sérieuses. Qui s’appellent les affaires. Ou bien encore les études. Si vous cherchez la raison de ce grand zèle qu’ont les gens pour les études ou pour les affaires, ne croyez pas qu’il s’agisse d’un amour éperdu pour le devoir, et d’un effort immense pour vaincre la paresse. Non! Vous vous en apercevrez le jour où on les met à la retraite; ils ne savent plus que faire d’eux-mêmes… Cet eux-mêmes dont ils ne se sont jamais occupés, voilà qu’il leur tombe sur les bras… Ils vont bientôt s’adonner à quelque maladie, seule distraction sérieuse assez pour templacer leur ancien travail.
Si la Distraction est une maladie de l’Esprit, comment s’en guérir sinon par l’Attention, par l’Attention Intérieure?
Mais quand, fermant les yeux, je retourne le regard vers le dedans, que vois-je? — Rien, le noir. C’est pourquoi je m’effraie ou m’ennuie, c’est pourquoi je me fuis.
Or donc, dites! Vous est-il arrivé, quittant la rue ensoleillée, d’entrer dans une cave? Que voyez-vous dans la cave? Le noir. Non, pas même le noir, mais bien un brouillis de particules lumineuses dansant devant les yeux. Et combien de temps vous faudra-t-il pour voir le noir? Vingt minutes. Et s’il se trouve un trésor dans la cave, combien de temps pour voir ferliner le trésor? Une heure.
Mais qui de vous est resté, une heure durant, le regard fixé sur l’ombre du dedans?
Faites cela et vous verrez!
Je ne vous dis pas ce que vous verrez et je ne vous demande pas de me croire. Je ne vous demande pas de croire ce que vous avez ouï dire ou lu, mais d’aller voir et de revernir dire ce que vous avez vu!
Certes, se tenir une heure de suite devant soi-même, dans l’ombre, ce ne sera pas le premier pas, car c’est trop difficile. Il faudra s’y acheminer peu à peu. Le premier pas sera de vaincre le “courant contraire” de l’enchaînement, le “vent contraire” de l’entraînement, de la dispersion, de la dissipation totale qui est l’état de non-être. Etre dispersé, c’est être comme n’étant pas. Le premier exercise que nous vous proposons, ami pressé et chargé d’affaires très importantes, ne vous demandera pas une heure ou une demie ni un quart, mais trois minutes; et quel est l’homme pressé qui ne prend trois minutes pour se laver les mains? Encore, trois minutes sont pent-être trop; coupons le morceau en six: Six fois dans la journée, trois fois dans la matinée, trois fois dans l’après-midi, tenez-vous en suspens.
Arrêtez-vous. Vous êtes pressé? Raison de plus pour vous reprendre! Vous avez à faire? Arrêtez-vous, sans quoi vous ferez des bêtises. Vous devez vous occuper des autres? Raison de plus pour commencer par vous-mêmes, de peur de faire du mal aux autres.
Or donc, dételez, détendez-vous: une demi-minute toutes les deux heures, arrêtez-vous. Déposez l’outil. Tenez-vous dans la verticale. Respirez largement. Retirez vos sens à l’intérieur. Demeurez en suspens devant le noir et le vide intérieurs. Et même s’il ne se passe rien, vous aurez rompu la chaîne de la précipitation. Répétez “je me rappelle, je me reprends”. C’est tout. Dites-le à vous-mêmes, mais surtout faites-le. Recueillez-vous, comme on dit si fortement: Se recueillir, c’est ramasser toutes les bribes de soi dispersées qui restaient accrochées çà et là. Répondez comme Abraham à Dieu qui l’appelait, répondez: “Présent” (adsum)!
Il s’agit donc de rester présent à soi-même et à dieu peudant une demi-minute.
Suspendu à l’orifice du puits intérieur.
Il est peu probable qu’on fasse en si peu de temps une plongée profonde dans le mystère du moi, mais ce n’est pas impossible avec la grâce de Dieu. Cependent, si rien d’autre ne se produit pendant cet instant de suspension, nous aurons rompu la chaîne des événements qui nous tient prisonniers, nous l’aurons rompue en six endroits et amorcé la délivrance. En outre, si nous voulons non seulement nous rappeler nous-mêmes à la conscience, mais encore nous rappeler que nous devons nous rappeler toutes les deux heures, nous devrons nous exercer à un rappel latent et continu qui sous-tendra toutes les actions et toutes les pensées de la journée.
Le Rappel est le premier pas vers la connaissance de soi ou conscience.
Mais comment peut-on dire premier pas alors qu’on a déjà parlé “Des Trois Pas” tandis que celui-ci n’est aucun des trois?
Les Trois Pas dont nous avons parlé (je ne suis pas mon corps, je ne suis pas mon personnage, je ne suis pas ma pensée) nous ont fait descendre au fond de l’erreur originelle, ils nous ont fait sonder l’inconnaissance.
Et certes, rien n’est plus nécessaire que cette plongée dans la nuit. Car l’homme est incapable de vérité tant qu’il ne reconnaît pas l’erreur concernant son être.
Reconnaître l’erreur est déjà ouverture à la vérité et poussée vers elle.
Car on ne peut aller plus ontre que le rien. Et dans le noir on ne peut demeurer.
Or le rappel est le premier pas en sens inverse, le plus humble degré de la remontée.
Ce premier pas, même s’il est petit, est décisif et d’infinie conséquence parce que c’est le premier, et sans lui les autres sont impossibles ou illusoires.
Nous avons vu que tout commence par la tête.
Le commencement de la tête, c’est l’œil.
Le commencement de la pensée c’est le regard de l’intelligence ou Attention.
Le Rappel, c’est la conversion de l’Attention, le retour du regard.
Pour viser la cible, Archer, tes deux yeux sont de trop: fermes-en un!
Si la cible est intérieure, ferme les deux et tire!
Le premier pas dans le bon chemin. Et le chemin est bon, même s’il est montant, rocailleux, et surtout étroit.
Plus étroit que le trou d’une aiguille, les chameaux chargés ni les riches intelligences ne peuvent passer par là, le point exact et strict qu’est le vrai moi!
Mais par-delà tout s’ouvre et se tourne en lumière.
Sachez-le, je vous convie à une grande aventure!